
« Monsieur le Ministre d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, représentant personnel du Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Monsieur le Vice-Président du Conseil Économique et Social,
Mesdames, Messieurs les ministres,
Monsieur le Président de la Commission des lois constitutionnelles et des Droits de l’homme de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Gouverneur de la Région du Centre,
Monsieur le Maire de la Ville de Yaoundé,
Excellences, Mesdames, Messieurs les membres du Corps diplomatique,
Monsieur le Vice-Président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun,
Monsieur le Secrétaire Général du Conseil économique et Social,
Monsieur le Président de la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples,
Madame la Représentante du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme,
Madame la Présidente de l’Alliance mondiale des Institutions nationales des Droits de l’homme,
Mesdames, Messieurs les Présidents et Représentants des Institutions nationales des Droits de l’homme,
Monsieur le président du Conseil national de la Communication,
Respectables Autorités traditionnelles,
Mesdames, Messieurs les experts et universitaires,
Chers étudiants,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Je mesure avec gravité l’honneur qui m’échoit, en ma double qualité de Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, institution hôte, et de nouveau Président du Réseau des Institutions nationales africaines des Droits de l’homme, de vous souhaiter la plus cordiale bienvenue dans cette enceinte, à l’occasion de l’ouverture de la 15ᵉ Conférence biennale du RINADH.
Permettez-moi, à l’entame de mon propos, d’exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun qui, dès l’annonce de l’organisation de cet important évènement continental, a bien voulu assurer la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun du plein soutien de la Présidence de la République, par l’entremise du Ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République. Ce soutien constant et attentif honore notre institution et conforte le rôle que les plus hautes autorités de l’État accordent à la promotion et à la protection des Droits de l’homme.
Je tiens également à exprimer ma reconnaissance appuyée au Premier ministre, Chef du Gouvernement, pour son accompagnement habituel et soutenu des actions de la CDHC et du RINADH, ainsi que pour l’attention particulière accordée à cette Conférence biennale. Je me réjouis tout spécialement de sa digne représentation à cette cérémonie par Monsieur le Ministre d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, à qui je voudrais adresser mes salutations respectueuses et déférentes.

Je souhaite par ailleurs saluer avec une considération toute particulière la participation personnelle de Monsieur le Président de la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples et celle de Madame la Présidente de l’Alliance mondiale des Institutions nationales des Droits de l’homme (GANHRI). Votre présence conjointe illustre avec force la complémentarité féconde entre les mécanismes africains et universels, ainsi que l’importance du dialogue institutionnel dans la consolidation des systèmes de protection des Droits de l’homme.
Nous nous retrouvons ce matin dans les locaux flambant neufs du Conseil économique et social du Cameroun, un lieu hautement symbolique, que son regretté Président, Luc AYANG, aimait qualifier de « creuset du dialogue national ». Il est le cadre le plus approprié pour accueillir les assises du RINADH, tant ce lieu incarne la concertation, l’inclusivité et la recherche collective de solutions durables, valeurs qui sont également au cœur de l’action des Institutions nationales africaines des Droits de l’homme.

Le choix du thème de cette 15ᵉ Conférence biennale procède d’une réflexion mûrie et répond à plusieurs exigences fondamentales.
Il s’inscrit, d’abord, dans le prolongement des appels réitérés des mécanismes africains des Droits de l’homme invitant les Institutions nationales à les appuyer plus activement dans l’accomplissement de leurs mandats. Il repose, ensuite, sur la nécessité d’améliorer de manière qualitative et structurée la contribution des INDH aux travaux de ces mécanismes, tant au stade de la promotion normative que du suivi de la mise en œuvre des décisions et recommandations.
Ce thème répond également à une exigence intellectuelle essentielle : celle de faire comprendre, au sein de nos États comme au-delà, que les instruments africains des Droits de l’homme et des peuples ne constituent nullement une redondance par rapport aux instruments universels, mais qu’ils reposent sur une philosophie propre, enracinée dans l’histoire, les valeurs et les réalités des sociétés africaines.

Il s’agit enfin de mettre en lumière la singularité du socle du Système africain des Droits de l’homme et des peuples, de montrer en quoi il se distingue des autres systèmes régionaux et universels, tout en démontrant comment cette singularité se traduit concrètement dans la jurisprudence des principaux mécanismes africains, au premier rang desquels la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples, la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples et le Comité des experts sur les Droits et le bien-être de l’enfant.
Le choix des participants à cette Conférence biennale répond à la même logique de cohérence et d’ouverture. Il tient compte de l’appel lancé par l’immediat past President de la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples qui nous honore également de sa présence, en sa qualité de Rapporteur-pays du Cameroun ; j’évoquais son appel réitéré lors du dernier Forum des INDH à Bandjul en faveur d’un Système africain des Droits de l’homme véritablement participatif, assurant non seulement l’implication des Organisations de la société civile et des Institutions nationales des Droits de l’homme, mais aussi celle des peuples, des individus et des communautés.

C’est dans cet esprit que nous nous réjouissons de la présence, dans cet hémicycle, de la jeunesse estudiantine, des universitaires, ainsi que des autorités traditionnelles, chefs naturels de nos communautés. Leur participation rappelle avec force que le Système africain des Droits de l’homme ne saurait être exclusivement institutionnel : il est, avant tout, un système au service des peuples, nourri par leurs voix, leurs savoirs et leurs expériences vécues.
Mesdames et Messieurs,
Je forme le vœu que les travaux de cette 15ᵉ Conférence biennale soient riches en échanges, féconds en analyses et porteurs d’orientations concrètes, permettant de renforcer la contribution des Institutions nationales africaines des Droits de l’homme à un Système africain plus efficace, plus inclusif et plus proche des populations. »



















