Promotion et protection des droits des jeunes filles au Cameroun : l’Association des Femmes pour un Changement (Women for a Change – WFAC) et la CDHC en parfaite collaboration

0
3

Vendredi 7 août 2026 il y a eu un évènement au siège de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (Cdhc) à Yaoundé. Il s’est agi d’une audience accordée à l’Association des Femmes pour un Changement (WFAC). Pour la circonstance, Pr. Joyce Bayande Mbongo Epse Endeley à la Cdhc a représenté le Président Pr. James Mouangue Kobila.

La rencontre sous-régionale organisée par Wfac en 2024 à l’occasion du trentième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, les conclusions de sa convention annuelle 2026, organisée au mois d’août, la présentation du projet « La Clinique », un programme communautaire multidimensionnel articulé autour de quatre composantes : le juridique, la santé, le genre et le climat, ont entre autres constitué le menu des échanges entre les deux parties.

Aux dires de la Présidente du Wfac, Mifali est né du fait des discriminations dont font face des adolescents au Cameroun. « Et c’est l’une des raisons principales pour lesquelles Mifali a été fondé. Au niveau de l’obtention des visas par exemple, en 2025, les jeunes adolescentes avaient eu le privilège de participer à un événement en 2025, mais on leur a refusé le visa. Et d’autres membres de Mifali comme moi, j’ai été victime de mariage précoce. Voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles, lors d’un événement organisé par _Women for A Change_, nous avons décidé de créer le mouvement appelé Mifali. Et depuis des années nous travaillons pour les adolescentes », explique la responsable.

Elle enchaîne: « Lorsque nous avons commencé, l’une des premières choses que nous avons faites en tant que Mifali, c’était pendant la période du Covid. Nous avons organisé des campagnes sur ce que les adolescentes vivaient encore pendant le Covid. Et au fil des années, nous avons mené des activités lors de journées importantes liées aux adolescentes, comme la Journée de l’Hygiène Menstruelle, la Journée du Nettoyage de la planète, et autres. Au fur et à mesure le nombre de membres augmente. Certaines adolescentes ont eu le privilège d’assister aux événements organisés par _Women for A Change Cameroon_. D’autres passent par candidature. Nous ouvrons des candidatures chaque année pour les adolescentes qui souhaitent rejoindre Nifali ».

Au fil des années, poursuit l’interlocutrice, « nous avons découvert que seules celles qui avaient accès aux téléphones portables et à internet pouvaient rejoindre Mifali. Donc cette année, nous avons décidé de faire différemment. Nous avons décidé d’aller dans les communautés rurales où il n’y a ni électricité ni internet. Et mobiliser la plupart d’entre elles qui sont ici aujourd’hui. Elles n’ont ni téléphone ni internet. Nous ne pouvions communiquer avec elles que par l’intermédiaire de leurs parents. Nous avons décidé que cette année, nous ciblions celles qui n’ont pas accès à internet ni aux téléphones portables. Précisons que chaque année, nous organisons, avec le soutien de _Women for Change_, notre convention annuelle. Le 7 août 2026 était le dernier jour de notre convention 2026. Et nous sommes très heureuses d’avoir eteà la Cdhc ».

La directrice exécutive de l’association Women For A Change, Zoneziwoh Mbondgulo-Wondieh dira : « nous sommes heureux de l’accueil qui nous a été réservé au siège de la Commission des Droits de l’Homme de Cameroun. Il est question pour notre association sous régionale de nouer un partenariat avec l’Institution nationale des Droits de l’Homme au Cameroun. Nous avons ensuite évoqué un projet que nous mettons en œuvre axé sur le changement climatique, la santé, le genre et les instruments légaux. Nous sommes venus pour voir comment collaborer avec la Commission afin d’implélmenter ce projet.»

L’Association des Femmes pour un Changement, plus connue sous son nom anglophone Women for a Change, Cameroon (WFAC), est une organisation féministe non gouvernementale camerounaise fondée en octobre 2009. Basée à Buea dans la région du Sud-Ouest, l’association est dirigée par de jeunes femmes et se consacre à la promotion des droits des femmes et des filles. L’association concentre ses efforts sur quatre piliers majeurs : santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR), sensibilisation et éducation aux soins préventifs (VIH/Sida) et à la santé sexuelle, lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), leadership et autonomisation.

E.S.

Leave a reply