dimanche, janvier 4

CAN 2025 : Ça démarre sur les chapeaux de roues avec le Cabinet Vanture Advisory

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À quelques jours de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 (laquelle se tiendra du 21 décembre au 18 janvier 2026 au Maroc) et plus tard de la Coupe du monde, un business meet-up sur l’entrepreneuriat dans le sport comme levier de développement économique, s’est tenu vendredi 12 décembre à Akwa- Douala.

Le lieu dit Élites Offices a servi de cadre à cette activité. Ils étaient là. Ils ont partagé leurs expériences. Ils ont échangé autour des sujets sportifs, des enjeux, des défis au Cameroun. Ils c’est Nasser Njoya, entrepreneur, publicitaire, ouvrier de l’économie du sport ; Pierre Toukoulou, Sport marketing Specialist, Ceo&Founder of Tatou Vibes ; Maître Dacleu Ntamack, Avocate au Barreau du Cameroun et du Rwanda par ailleurs Co-Founder Women in Legal Sciences et bien d’autres.

L’actualité sportive autour des récentes élections à la Fecafoot, la tenue sous peu de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2025, suscite un intérêt très vif au regard d’un contexte marqué par l’ère de la décentralisation, le potentiel sportif comme ressource nationale, des infrastructures existantes mais sous exploitées, des attentes fortes des jeunes et des communautés.

Pierre Toukoulou, Sport marketing Specialist, Ceo & Founder of Tatou Vibes

Et particulièrement pour le cas du Cameroun avec défis tels : « l’insuffisance d’infrastructures modernisées, le financement limité des Collectivités territoriales décentralisées (Ctd), l’absence de stratégie de City branding (qui vise à rendre une ville désirable en construisant une image de marque forte et cohérente), la faible coopération entre Ctd, Minsep, Fecafoot, Onies, écoles, clubs…, les capacités limitées en marketing territorial », déplore Pierre Toukoulou, Sport marketing Specialist, Ceo & Founder of Tatou Vibes.

Ce dernier s’est appesanti sur le Sport & Marketing territorial : un levier d’attractivité et de développement – Cas du Cameroun à l’heure de la décentralisation. Le sport, d’après lui, est un outil stratégique au service de l’attractivité territoriale dans la mesure où il génère les émotions, la visibilité et l’identité collective ; mobilise les populations et renforce la cohésion ; sert de levier d’image, d’influence et de compétitivité ;

Pourquoi les territoires doivent davantage s’y intéresser ?

« Pour attirer les investisseurs, les touristes, les talents, les évènements ; pour construire une marque territoriale forte, stimuler l’économie locale et le développement urbain, se différencier dans un environnement concurrentiel », répond Pierre Toukoulou en citant des exemples comme le Qatar, le Rwanda, le Maroc, les États-Unis…

Le rôle stratégique du sport tient de ce que le sport crée des récits attractifs et mobilisateurs, au niveau des média, il offre une visibilité massive, avec le soft power, le sport est comme une diplomatie douce, enfin le sport est un catalyseur économique.

En termes d’opportunités, le sport génère la valorisation des infrastructures sportives régionales, la création des évènements sportifs territoriaux, les Clubs et Académies comme vitrines territoriales, peut-on retenir entre autres du Ceo&Founder of Tatou Vibes.

Ivan Melacheo, Associé Gérant -Organisateur, Indépendant Legal Adviser chez Vanture Advisory

Interrogé sur le pourquoi d’une telle rencontre, Ivan Melacheo, Associé Gérant -Organisateur, Indépendant Legal Adviser chez Vanture Advisory souligne : « les business meet-up sont des rencontres que nous organisons dans le cadre des activités de notre Cabinet Vanture Advisory qui est spécialisé dans le conseil et la formation en droit des affaires, droits de l’homme et management. Des business meet-up sont des rencontres au cours desquelles on fait des présentations sur des sujets liés à l’actualité économique. Celui du 12 décembre avec le focus sur le sport découle de l’actualité locale et même au niveau du continent. Sur le plan local, on a eu récemment des élections au niveau de la Fecafoot qui est une grande fédération sportive du Cameroun. Au niveau continental, nous avons la Can qui se tient au Maroc à partir du 21 décembre 2025 et toujours au niveau du Maroc, il y aura la coupe du monde cette année. On s’est dit que ça pouvait être intéressant de capitaliser sur ces deux activités qui concernent le domaine du sport et qui ont un impact économique fort, pour recentrer l’intérêt de tous les acteurs du sport ou alors de toutes les personnes passionnées du sport et qui souhaitent développer des activités dans ce secteur là à travers cette rencontre ».

L’objectif a été atteint. Le message est passé. Les personnes présentes, la Communauté urbaine de Douala représentée, ont pris des notes et surtout ont eu le loisir de poser des questions, de recevoir des connaissances et surtout de mieux comprendre l’urgence de faire du sport un outil d’influence comme le relève si bien Nasser Njoya, entrepreneur, publicitaire, ouvrier de l’économie du sport : « il y a une puissance émotionnelle dans le sport qui est impressionnante, qui dépasse l’entendement. Les athlètes ne sont pas les employés comme les autres. Les clubs ne sont pas des entreprises comme les autres. Il faut comprendre que le sport est comme un outil d’influence à tous les niveaux (économique, diplomatique, touristique, sécuritaire, politique, etc). En Afrique, les pays gagneraient à utiliser le sport comme un outil de soft power. Et ça le Maroc par exemple l’a compris. Il faut également mettre en lumière le sport watching ».

Nasser Njoya, entrepreneur, publicitaire, ouvrier de l’économie du sport

Tout aussi passionnant a été là thématique présentée par Maître Dacleu Ntamack, Avocate au Barreau du Cameroun et du Rwanda par ailleurs co-Founder Women in Legal Sciences. Elle a eu à entretenir le public sur la thématique de l’importance du contrat dans le sport. Un sujet qui a ému plus d’un au regard des questions et réactions qui s’en sont suivies.

Maître Dacleu Ntamack, Avocate au Barreau du Cameroun et du Rwanda par ailleurs co-Founder Women in Legal Sciences

« J’ai été invitée à cette activité par l’organisateur. Il faut dire que le contrat dans le sport vaut son pesant d’or parce que du jeu à l’entreprise il faut : la sécurisation des investissements ; le sportif est devenu une marque ; l’entrée en lice des sponsors ; la grande mobilité des sportifs ; la prévention des litiges. Voilà pourquoi il faut donc mettre un accent sur le contrat en milieu sportif ».

De son exposé intéressant, nous apprenons qu’en matière de contrats qui régissent la vie d’un professionnel sportif, il y a « le contrat à durée déterminée spécifique, le Contrat à durée déterminée, le contrat de remplacement ».

Glwadis Une participante

Ces points captivent quand on sait que de nombreux défis sont à relever de nos jours dans le monde du sport surtout dans la transparence et la gestion des finances. Notamment : l’opacité financière et la corruption, l’ingérence politique et la stabilité des fédérations, la lutte contre les matches truqués et les fraudes sur l’âge.

Linda Mbiapa Mbenda

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