Droit fondamental à la vie pour la femme : la Cdhc et le Minproff donnent écho au cri du cœur de Chantal Biya Présidente fondatrice de Synergies Africaines

Dans son message à l’occasion de la 41ème Journée internationale des droits des femmes, Chantal Biya, Présidente fondatrice de Synergies Africaines a souligné : « au moment où la communauté nationale et internationale commémore cette édition, mon cœur est lourd quand je pense à toutes nos sœurs, nos filles, victimes de féminicides. Le nombre de ces actes inacceptables augmente de manière inquiétante. Il est désolant et honteux de constater qu’au 21ème siècle, nous en soyons encore à nous préoccuper du droit fondamental à la vie pour la femme. C’est un indicateur alarmant d’une régression dans la défense de nos droits ». Rien, absolument rien ne justifie le meurtre d’une femme, rencheraissait alors la première Dame du Cameroun.
Son cri du cœur est un appel vibrant à l’action pour que cessent toutes formes de violences faites aux femmes et aux filles. Et il en sera ainsi au regard de ce qui ressort de l’audience accordée par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Catherine Abena Ondoa, au président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun ( Cdhc), Pr. James Mouangue Kobila. C’était vendredi 10 avril 2026 dans la capitale politique du Cameroun.

Interrogé par la presse, Pr. James Mouangue Kobila, président de la Cdhc déclare: « La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun a sollicité cette audience auprès de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, pour renforcer la synergie qui existe déjà entre les deux structures afin de mieux protéger les droits de la femme et de l’enfant et de mieux promouvoir les droits de ces deux catégories vulnérables ». Ce qui passera bien évidemment par « des mesures gouvernementales qui sont en préparation. L’on est sans ignorer qu’il y a un projet de loi sur les violences contre les femmes en cours de finalisation ; l’on est également sans ignorer que le gouvernement prépare d’autres actions, pour répondre à la préoccupation des citoyens qui sont en émoi face à la sauvagerie et la barbarie qui tendent à devenir commune et ordinaire; à se banaliser contre les femmes et les enfants ».

Par ailleurs relativement à l’institution nationale des droits de l’homme, dans le cadre de la pleine lutte contre les violences faites aux femmes, poursuit le président du Réseau des Institutions Nationales Africaines (RINADH), « nous avons pris la résolution de réorienter nos actions de conciliation. Dans les procès-verbaux de non-conciliation que nous serons amenés à établir dans le cadre des problèmes de violences conjugales, de couples qui nous seront posés, nous pourrons clairement pointer les droits qui auront été violés, les hauteurs des violations et les responsabilités de sorte que chacune des parties recevant ce procès-verbal puisse s’en prévaloir partout où bon lui semblera y compris en justice d’autant que les membres de la commission et les cadres de la commission sont assermentés. Mais, nous ne nous arrêterons pas là. Afin de décourager les violences conjugales qui ne sont pas que physiques, mais également économiques et psychologiques, il sera question d’emmener les uns et les autres à respecter les droits de leurs partenaires et les droits de leurs enfants. Pour donner effet à ces droits; mieux, pour renforcer ces droits, nous dresserons des procès-verbaux dont copies seront servies aux employeurs des fautifs qui sauront quelles mesures prendre et nous en assurerons le suivi ».

Voilà qui est si bien dit. Et le Minproff d’insister en ces mots: « Pour limiter les dégâts, voire éliminer ces exactions, nous avons un projet de loi en vue pour l’adoption d’une loi spécifique visant à sanctionner les violences faites aux femmes et aux filles ».
Outre ce point, a en croire Catherine Abena Ondoa, l’autre sujet évoqué hier a porté sur la participation politique des femmes étant entendu que les élections législatives et municipales sont en vue. Son souhait à l’issue de ces échéances électorales est que nous parvenons à une meilleure représentativité de la gent féminine avec en vitrine un projet de loi sur les quotas sur les listes électorales.



















