
Vendredi 11 septembre 2026, hommes et femmes de média à compétence reconnue ont participé à une session de formation à la direction générale de Mtn Cameroon. Sous l’impulsion de l’entreprise de téléphonie mobile et de l’organisation Plan International Cameroun.
Comprendre les violences faites aux enfants sous l’angle du droit et prévenir les préjudices liés à leur médiatisation ; Comprendre les conséquences des violences sur la santé de l’enfant; Représentation, dignité et sauvegarde dans la communication, les médias et les contenus en situation d’urgence. Voilà les thèmes des différents exposants qui ont capacité les professionnels des média.

Entre présentations, questions-réponses, les panelistes Ulrich Xavier Ovono Ondoua, Magistrat et Président du Camp, Dr Jeannette Afounde, Médecin de santé publique, Josiane Nzouke, Spécialiste de la sauvegarde et de la PSHEA, Plan International Cameroon, ont éclairé la cible sur la délicatesse dans le traitement de l’information relative à la protection des enfants, aux aspects éthiques et déontologiques, aux aspects juridiques, aux aspects psychologiques.
Un contenu riche

En détails, à partir de la formation reçue, les professionnels des médias formés devront désormais garder à l’esprit que « pour tout sujet relatif aux violences faites aux enfants, il faut mettre en avant l’intérêt supérieur de ce dernier. Toujours se poser la question de savoir : est ce que ce que je m’apprête à publier, diffuser, est dans l’intérêt supérieur de l’enfant ? », recommande Ulrich Xavier Ovono Ondoua.

De ce dernier, la cible de la formation a bien noté qu’en matière pénale, les infractions sanctionnant les atteintes à la pudeur du mineur sont les infractions sanctionnant : le délaissement du mineur, l’irresponsabilité des parents, les atteintes à l’intégrité du mineur. En outre, en ce qui concerne la procédure pénale, les participants à la formation ont reçu comme enseignement l’interdiction de soumettre le mineur à un interrogatoire, la protection du mineur victime, l’encadrement de sa déposition comme témoin, le fait qu’on ne juge pas un mineur en public. « Les médias n’ont pas qualité juridique de dire qu’un viol a eu lieu. Sur cette thématique de l’enfant, vous avez d’énormes efforts à faire pour vous départir de vos pratiques habituelles, au risque d’être sanctionnés conformément à la loi numéro 2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et la cybercriminalité », avertit le Procureur.
Les bonnes pratiques

« Ne pas publier l’image des enfants victimes de violences, ne pas rapporter des propos tenus par des enfants dans le cadre des reportages, ne pas interroger/ suggérer des réponses aux enfants dans le cadre des reportages », retient Glwadis Mbenda, femme de média, à l’issue de la formation.
Sa voisine de droite, Elisabeth indique : « la journée d’hier m’a permis de comprendre que lorsqu’un enfant victime de violences est exposé dans les médias, on lui inflige des blessures invisibles. Notamment : les cauchemars récurrents, tristesse persistante, crises d’angoisse, phobies, pensées suicidaires, décrochage scolaire, isolement social et marginalisation, la retraumatisation. Je remercie Dr Jeannette Afounde pour sa présentation. Surtout que d’après elle, les violences faites aux enfants sont un problème de santé publique ».

Mathias un autre participant a été ravi de la prise de parole de Josiane Nzouke, Spécialiste de la sauvegarde et de la PSHEA, Plan International Cameroon. « Elle a insisté sur l’importance de protéger l’identité des enfants et des jeunes, donner la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant sur toute autre considération, honorer et défendre la dignité et les droits de chaque individu, remettre en question les stéréotypes, minimiser les déséquilibres de pouvoir ».
Vision

Dr. Eddy Patrick Donkeng, Head of communication & Influencing , Plan International Cameroon : « vous êtes avec ceux qui ont été formés à Yaoundé, les premiers qui pourront désormais travailler sur ces questions en Afrique centrale. Notre objectif sur le long terme est de pouvoir travailler avec le ministère de la Communication pour que chacune et chacun de ceux qui ont reçu cette formation aient une certaine reconnaissance qui leur permette de couvrir de façon systématique tout événement organisé par l’un des 87 pays de la Fédération de Plan International. On y arrivera si vous nous aidez à justifier la valeur ajoutée de cette formation ».

« Je suis venue observer et je rendrai compte à qui de droit de cette séance de travail, en suggérant à Monsieur le Ministre d’organiser une restitution à travers un atelier. Ce genre d’initiative est très important. Je ne manquerai pas de remercier Mtn Cameroun, Plan International Cameroon pour avoir organisé cet atelier très pertinent », dixit pour s’en réjouir la représentante du Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique.

Paul Henry Mbongo, External communication Manager : « vous devez profiter au maximum des Awards lancés en envoyant vos articles à temps, en ayant un bon contenu. C’est de cette façon que vous donnerez un sens à cette formation reçue. À Mtn, nous contribuons à la médiatisation pour la promotion des droits de l’enfant ».

C’est par la remise des parchemins aux hommes et femmes de média que la formation a pris fin.
Linda Mbiapa


















