
Samedi 22 août 2026 la Fondation Camerounaise des Consommateurs (FOCACO) a officiellement lancé sa campagne « Vacances sans addictions chez les ados » au Stade Marion (Cité SIC, Douala).
Dès 15h00, les jeunes agents sensibilisateurs de la FOCACO ont investi le terrain lors du championnat de vacances. À travers la distribution des flyers et les causeries éducatives, ils ont alerté les adolescents sur les pièges des jeux d’argent, de l’alcool, du tabac et des drogues, tout en les encourageant à résister à la pression des pairs et à adopter des comportements responsables. Au cours des échanges, les adolescents ont exprimé leurs attentes prioritaires : « nous, jeunes, avons besoin de plus d’espaces de sport, de bibliothèques et de centres de loisirs gratuits. Nous aimerions qu’il y ait moins de débits de boissons et de salles ou kiosques de paris sportifs. Il faut dire que c’est la multitude de tous ces espaces qui encouragent les jeunes à verser dans les fléaux dénoncés par la Fondation camerounaise des consommateurs ».

Ce qui est compréhensible quand on sait que la consommation de substances sporadiques chez l’adolescent va de l’utilisation sporadique à de graves troubles de toxicomanie. Les conséquences aiguës et à long terme vont de mineures à menaçant le pronostic vital, selon la substance, les circonstances et la fréquence de l’utilisation. Cependant, même une utilisation occasionnelle peut mettre les adolescents à risque accru de lésions significatives, dont de surdosage, d’accidents de véhicules à moteur, de comportements violents, et des conséquences des contacts sexuels, etc.

La toxicomanie perturbe également le développement cérébral de l’adolescent de façon dose-dépendante. La consommation régulière d’alcool, de tramadol, de cannabis (marijuana), de nicotine ou d’autres drogues pendant l’adolescence est associée à des taux plus élevés de troubles de santé mentale, à un fonctionnement plus faible à l’âge adulte et à des taux plus élevés de troubles de santé mentale, à un fonctionnement plus faible à l’âge adulte et à des taux plus élevés de dépendance.
Interrogé sur le terrain, Alphonse Ayissi Abena, président de la Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO) soutient : « Il faut que l’État joue son rôle en protégeant la jeunesse. Nous jouons le nôtre en leur disant de ne pas consommer ces produits. Mais, l’attractivité et la disponibilité sont là aussi pour empêcher notre travail sur le terrain. C’est pourquoi nous interpellons le gouvernement de pays à ce que la jeunesse camerounaise soit protégée. Nous avons pu sensibiliser de nombreux jeunes. Nous allons continuer parce que c’est plusieurs championnats de vacances qui sont organisés dans la capitale économique. Nous sommes à Douala 5ème. Nous irons du côté de Douala 4ème avant le début de la rentrée 2026- 2027. Vous savez, c’est pourquoi il faut toujours prêcher la bonne nouvelle. Nous pouvons sauver notre planète. Nous pouvons sauver une âme. Nous devons donner la bonne nouvelle et de passer le message porteur aux jeunes, de tourner le dos à ses fléaux. Je crois qu’ils ont été réceptifs pour la plupart. Mais, il faudrait que les parents, les médias et l’environnement continuent de jouer ce rôle clé ».
Exhortation

Le Président de la Focaco enchaîne: « Il faudrait qu’il ait une réglementation au niveau du Conseil national de la Publicité. Une Réglementation stricte pour protéger les jeunes, interdire la publicité notamment des jeux de hasard et les produits alcooliques dans les médias. Par ailleurs, nous ne pouvons pas avoir les débits de boissons partout, la vente ambulante des whiskies en sachet en détail. Il faut vraiment que le gouvernement frappe le poing sur la table pour interdire la vente en détail de la cigarette. Tout cela, il faut compter sur les mineurs pour que le reste de la jeunesse puisse être capable de relever les défis de construction et comme on le dit de transformation de ce pays ».

Outre l’activité de samedi dernier, la Focaco entend poursuivre la mobilisation jusqu’à la veille de la rentrée scolaire à travers les championnats de vacances des 5 arrondissements de Douala. La Fondation rappelle que la protection des mineurs face aux addictions est l’affaire de tous (parents, encadreurs et autorités) afin de garantir une rentrée sereine et préserver la jeunesse.
L.M.
















