Entretien exclusif entre La Sirène Infos et l’écrivain Simon Gerard Mbondo, auteur des romans ” Veuve À Quarante Ans ” et ” L’épreuve de la chair “

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Qui est Simon Gérard Mbondo?

Simon Gérard Mbondo c’est un ingénieur des centrales électriques et après avoir passé 10 ans à exploiter et maintenir les machines, il a effectué une transition vers la transformation digitale où il a occupé des fonctions de manager support et gestion des Changements. A présent il est consultant formateur sénior dans le domaine de la transformation digitale, il est également entrepreneur et promoteur de la société MOB SARL.

Par ailleurs il est père de plusieurs enfants dans la tranche de l’adolescence. Devenu veuf assez tôt il essaie tant bien que mal de tenir son rôle de Papa-Maman. Il se considère comme le père de tous les enfants dans des situations défavorisées et dans les conditions de précarité

De formateur en transformation digitale à écrivain comment comprendre cela ?

Issu d’une famille d’enseignants et formateur lui-même, Simon Gérard tient en héritage la capacité de transmettre. Cela combiné à sa nature syndicaliste, lui qui a toujours été le défenseur et le protecteur des faibles et défavorisés, il ne lui a pas été difficile de rédiger de narratifs sur des histoires et coutumes qui traumatisent et détruisent des milliers d’enfants à travers le monde. En l’occurrence la situation des enfants mono-parent, des orphelins et enfants défavorisés.

Pourquoi le choix des titres ‘’L’EPREUVE DE LA CHAIR’’ et ‘’VEUVE A 40 ANS’’ Y a-t-il un lien ?

Tout d’abord il s’agit d’enfance et de jeunesse difficile dans les deux cas, il s’agit également de batailles rudes dans l’adolescence jusqu’à l’obtention de situations sociales. Il s’agit par ailleurs de familles fondées avec beaucoup d’enfants, donc de mariages controversés et combattus, symptômes de société en décadence. Il s’git par ailleurs de deuils, de résilience basée sur l’amour et la loyauté et enfin de renaissance. Que ce soit dans l’une ou l’autre des œuvres, l’Auteur fustige le rôle qu’occupe les familles dans la vie des enfants et leur influence dans la vie des couples qui sont sensés être soutenus par elles-mêmes. A la seule différence que l’homme souffrirait plus dans les premiers trois quarts de sa vie et la femme dans la deuxième moitié de sa vie, sommes toutes avec une belle fin lorsqu’on s’est bien battu.

Quelle est la finalité recherchée dans ces 2 romans ?

La finalité recherchée dans ces 2 romans consiste à réveiller les personnes et les groupes. Ceux qui persécutent les veuves et les veufs sont des parents, mais des parents qui oublient qu’ils peuvent se retrouver dans la même situation quelques heures ou quelques jours après. D’avantage il s’agit d’enfant qui se retrouvent affectés perturbés déboussolés et harcelés car le harcèlement du seul parent qui reste à un enfant est pire que de la simple violence. La vraie question c’est ‘’est-ce-que nous assumons d’être tous devenus de tels monstres ?’’.

Nous appelons au réveil de ceux qui agissent dans l’ombre, dans l’émotion, dans l’inconscience afin qu’ils s’arrêtent et se posent les bonnes questions. Nous interpellons les états, les juges et les législateurs de se pencher dessus et d’essayer de faire pencher la balance en faveur des défavorisés. Nous interpellons les ONG, les fondations et associations de mener des actions de groupes et de multiplier les actions de défense pour ces tranches de population qui sont affectées. A tort ou à raison, ils méritent mieux.

  En dehors de ces ouvrages y en a – t- il d’autres à votre actif ?

Il n’y en a pas encore d’autres pour l’instant.

En perspective quel message adressez-vous à vos lecteurs, Y aurait-il d’autres roman ?

Le message que nous voudrions adresser à nos lecteurs est simple :

Nous devons tous réaliser que nous sommes de bonnes personnes à la base, parce que en fait il y a du bon en tout le monde. Faisons un effort de faire vivre cela en nous. Une fois plongé dans ces lectures laissez-vous porter par les différentes émotions et réalisez par vous-mêmes à quel point nous pouvons êtres horribles, alors que la vie elle-même est assez absurde.

Qui se sentirait bien de voir un enfant mourir dans une bagarre filmée par la personne qui aurait stoppé cette violence ?

Qui se sentirait bien de voir son enfant filmer violenter et bruler vif par d’autres parents même s’il est coupable ?

Il s’agit aujourd’hui de l’avenir de l’humanité, les enfants grandissent de plus en plus traumatisés, de plus en plus violents, de plus en plus déséquilibrés.

Qu’attendons-nous de l’avenir d’un monde de décideurs dégénérés ? Arrêtons de nous voiler, mettons-nous en action.

Propos recueillis par Linda Mbiapa Mbenda 

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