
Le 4 novembre 2026, l’hôtel Lewat à Douala affiche complet. Hommes et femmes de médias, cadres des collectivités territoriales décentralisées, leaders associatifs sont là pour se recycler, se former sur l’observation citoyenne d’une élection. Un moment important au regard des élections municipales et législatives futures au Cameroun. L’organisation non gouvernementale Un Monde Avenir avec l’appui d’un consortium d’autres organisations de la société civile, est porteur du projet de renforcement de la participation de la société civile au système démocratique et au processus électoral au Cameroun. Au registre des activités au menu du projet s’inscrit l’activité de ce 4 novembre 2026.
Points clés

Les formateurs et le Cabinet Dkm se font un plaisir d’aborder le temps d’une journée pleine les notions de dévolution de pouvoir, le système électoral camerounais avec un focus sur les élections locales, le Code électoral camerounais, les étapes, les acteurs clés, le citoyen, acteur de la cohésion sociale, effet, impact de l’observation citoyenne d’une élection. Dr. Hilaire Kamga, Maître de recherches et expert senior en droit électoral a enseigné l’assistance sur la compréhension des notions liées au système électoral au Cameroun, l’urgence de comprendre, de maîtriser et d’utiliser le vocabulaire approprié pour la circonstance, comprendre la citoyenneté.


« Un observateur n’est pas un expert des élections mais il doit les avoir comprises. Chaque généralisation est une déresponsabilisation. Les composantes de l’État, d’où vient le pouvoir de l’État ? Pourquoi vote-t-on ? C’est quoi la démocratie ? » Voilà quelques questions abordées dans le premier module sur la dévolution du pouvoir.

De la présentation de Dr Hilaire Kamga, ce qu’il faut retenir pour les participants : « le pouvoir appartient d’abord aux citoyens : l’élection le confie à des mandataires ; le mandat est limité dans le temps et contrôlé en permanence par le mandant ; une élection démocratique est libre, juste, transparente et régulière ; élection, scrutin, vote sont 3 nations à ne pas confondre ; aux locales : majorité absolue, moitié pour la tête de liste, reste au plus fort, seuil de 5% ».

Alex Gustave Azebaze, juriste, publiciste, journaliste indépendant a donné l’objectif du module 2 dans cet atelier : « à l’issue de cette journée, les participants doivent être capables de dénommer et décrire le rôle des principaux acteurs majeurs ou mineurs en matière électorale au Cameroun, lister et indiquer leur rôle en tant qu’observateurs citoyens, les différents organes délibérants tels que prévus dans le code électoral ».

Le bien fondé ici est de noter que les principaux acteurs électoraux sont « Elecam, Minat, partis politiques et électeurs. Les acteurs secondaires sont les médias, les observateurs indépendants, les Forces de maintien de l’ordre, les autorités traditionnelles », dixit Alex Gustave Azebaze.
Participer – Observer – Agir


Le coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir, Philippe Nanga a touché à l’introduction sur l’éducation à la citoyenneté ( un ensemble de savoirs et des compétences nécessaires aux citoyens pour qu’ils puissent exercer leurs droits, répondre à leurs obligations ). En outre, l’on remarque ici que l’observateur citoyen est un acteur de la paix et la cohésion sociale, l’observateur s’appuie sur les faits non pas sur l’opinion.
« L’observateur électoral observe et n’interfère pas. Pas contre, un observateur citoyen veille à ce qui n’ y ait pas de fraude et peut conseiller. En d’autres termes, l’observation électorale c’est l’action d’assister, sans interférence, aux procédures d’un processus électoral et de les évaluer. L’observation citoyenne donne lieu d’obtenir des informations détaillées sur le processus électoral. Elle renforce la transparence et la confiance du citoyen. La finalité étant de prévenir les conflits et préserver la cohésion sociale », affirme Glwadis, une participante.

« Le défi de la responsabilité citoyenne réside dans l’obtention d’institutions et normes de compétition pluraliste et de division des pouvoirs. Dans le renforcement de la démocratie afin que l’élection soit un moyen de résoudre les conflits et non d’en créer, un moyen de renforcement de la solidarité nationale », lance plus loin, Raphaël un personnel communal.
Spécificités


Le projet de renforcement de la participation de la société civile au système démocratique et au processus électoral au Cameroun est mis en œuvre à Douala, Yaoundé, Bafoussam, Bertoua, Ngaoundéré, Maroua, Ebolowa, Bamenda, Buea. Les grands axes sont : conférence de presse de lancement public, séminaire de formation de 10 superviseurs régionaux, renforcement des capacités des animateurs de proximité, déploiement de ces derniers dans les 10 régions du Cameroun, étude cartographique des inscriptions sur les listes électorales, déploiement de l’Initiative à résultats rapides (IRR) dans 100 communes soutenu par les animateurs de proximité, inscriptions continues en compagnie d’Elecam avec les 1440 agents sensibilisateurs provenant des associations communautaires au niveau communal, atelier de renforcement des capacités des hommes et femmes de médias sur la communication en période électorale, ateliers stratégiques de réflexion entre les Pvh et les responsables d’Elecam sur la participation électorale des personnes handicapées.
Les travaux de groupe sur les cas pratiques ont mis fin à cette formation.
Linda Mbiapa Mbenda


















