CDHC – ACDDH : LES AXES PRIORITAIRES

Un appui institutionnel de la CDHC afin de renforcer la protection des défenseurs des Droits de l’homme et d’établir un cadre de collaboration durable entre les deux organisations, un accompagnement technique de la Commission en vue de renforcer les capacités des membres de l’ ACDDH regroupés au sein de ses représentations sur le terrain. Voilà les principaux motifs de l’Association camerounaise de défense des Droits de l’homme (ACDDH) reçue en audience le 9 juillet 2026 à la Salle des conférences Chemuta Divine BANDA de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC).
Représentant Pr. James Mouangue Kobila, le commissaire Me Joseph Constantin BALLA, membre de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC), a présidé la séance. À ses côtés : Guy Armand ESSERY, chef de Division de la protection et de la promotion des Droits de l’homme, Christelle Béatrice ONGBASSILEK EMOK, chef de Cabinet du Président de la CDHC, Serge Fabrice EPOH NGOUME, secrétaire particulier du Président, Linda Augustine Laure NDAME MOUNDO, chef de l’Unité de la promotion, Carlos Simplice FOKEM, cadre à la cellule de communication et Marc Landry NJABA, agent de maîtrise à l’Unité de la promotion.
Après avoir souhaité la bienvenue à la délégation de l’ACDDH et transmis les excuses du président de la CDHC, le commissaire Me Joseph Constantin BALLA a brièvement présenté le mandat de la Commission tel que défini par la loi n° 2019/014 du 19 juillet 2019 portant création, organisation et fonctionnement de la CDHC. Il a rappelé que l’Institution a trois missions principales à savoir la promotion et la protection des Droits de l’homme ainsi que la prévention de la torture dans tous les lieux de privation de liberté. Il a également mis en lumière l’élargissement récent de ses attributions avec des pouvoirs renforcés lui permettant notamment d’effectuer des visites inopinées dans les lieux de privation de liberté, sans être tenue de se faire accompagner pour une autorité.
Motivation

La délégation de l’ACDDH, conduite par son président exécutif national, Joseph La Paix EL HADJ, accompagné de Peter ATENKENG, secrétaire général, et de David TCHOMTCHOUA, trésorier général, est venue solliciter l’appui institutionnel de la CDHC afin de renforcer la protection des défenseurs des Droits de l’homme et d’établir un cadre de collaboration durable entre les deux organisations.

Présentant les motivations de cette démarche, le président de l’ACDDH a évoqué les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les membres de son organisation dans l’exercice de leurs activités de défense des Droits de l’homme. Il a notamment fait état de cas de brutalités policières, d’abus de pouvoir, d’interpellations, de gardes à vue et de procédures judiciaires engagées contre lui alors qu’il assistait des citoyens dans la défense de leurs Droits.
Au-delà de ces préoccupations, la délégation a exprimé son souhait de développer une collaboration institutionnelle avec la CDHC, d’identifier les voies et moyens de mettre en place un partenariat actif et structuré, d’explorer les possibilités de coopération dans les domaines de la promotion et de la protection des Droits de l’homme, notamment à travers la formation des agents de l’État, ainsi que la mise en œuvre d’actions conjointes de sensibilisation, de veille et de prévention des violations des Droits de l’homme.
Doléances

Elle a également sollicité un accompagnement technique de la Commission en vue de renforcer les capacités de ses membres regroupés au sein de ses représentations sur le terrain. Réagissant à ces préoccupations, Guy Armand ESSERY a invité les responsables de l’ACDDH à faire preuve de prudence dans leurs interventions. Il a attiré leur attention sur les limites de la «logistique de confrontation», soulignant que cette approche place souvent les organisations de la société civile dans une position défavorable face aux pouvoirs publics. Il les a ainsi encouragés à privilégier le dialogue, la subtilité et les mécanismes institutionnels existants. Insistant sur le rôle de la Commission, il a rappelé que la CDHC constitue « une véritable passerelle entre les organisations de la société civile et les pouvoirs publics », capable de faciliter le dialogue, la médiation et la recherche de solutions dans le respect de son mandat.
Clôturant les discussions, le commissaire Me Joseph Constantin BALLA a salué la démarche de l’ACDDH avant d’encourager ses responsables à envisager leur affiliation à la CDHC, conformément aux mécanismes de collaboration prévus avec les organisations de la société civile, afin de renforcer leur coopération et de bénéficier pleinement de l’accompagnement institutionnel de la Commission dans la promotion et la protection des Droits de l’homme.
Source : CDHC



















