89th ordinary session of the African Commission on Human and Peoples’ Rights (ACHPR) – Dakar, Senegal, on 8 October 2026 : the word of Dr Maximilienne C. Ngo MBE

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MOT D’OUVERTURE DU COMITÉ DE PILOTAGE AU FORUM DES ONG

En prélude à la 89e session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)-Dakar-Sénégal, le 08 Octobre 2026

Préparé par Dr. Maximilienne C. Ngo MBE

Membre du Comité de pilotage du Forum des ONGs

« • Son Excellence, Idrissa Sow, Président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, fils de cette terre de la Teranga ;

• Honorable Hatem Essaiem, Vice-président de la Commission ;

• Honorables Commissaires;

• Mesdames et Messieurs les représentants des États membres de l’Union africaine ;

• Monsieur le Président du Réseau des Institutions nationales africaines des droits de l’homme, Professeur James Mouangue Kobila ;

• Mesdames et Messieurs les représentants des institutions nationales des droits de l’homme ;

• Monsieur le Président du conseil d’administration du Centre pour la démocratie et les droits de l’homme ;

• Mesdames et Messieurs les membres du Comité de pilotage du Forum des ONG ;

• Chers représentants des organisations de la société civile ;

• Chers partenaires ;

• Mesdames et Messieurs, en vos rangs et titres respectifs;

C’est avec un réel honneur et un profond sens de responsabilité que je prends la parole au nom du Comité de pilotage du Forum des ONG pour vous souhaiter la bienvenue au Sénégal, terre de la Teranga, et plus précisément à Dakar. La terre de la Teranga signifie que l’étranger ou l’étrangère est un frère ou une sœur; que la dignité se partage avant de se proclamer; et que nulle table n’est trop petite pour un convive de plus.

C’est en fait ce que le proverbe wolof nous rappelle avec une simplicité souveraine : « Nit, nit ay garabam » traduction courante: l’être humain est le remède de l’être humain.

Bienvenue donc à la traditionnelle rencontre de la société civile africaine, organisée en prélude à la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples qui se tient sur cette terre de rythme et de parole; du sport, surtout une jeunesse citoyenne, inventive et impatiente de transformer le continent.

Dakar nous reçoit aujourd’hui ( un grand rendez-vous des droits humains africains ) et dans quelques jours, Dakar accueillera les premiers Jeux olympiques de la jeunesse jamais organisés sur le sol africain. Ce n’est pas un détail : c’est le signe d’un pays qui tend l’avenir à sa jeunesse et, avec elle, à l’Afrique.

Permettez-moi donc Mesdames et Messieurs, d’honorer, en cette terre qui est la sienne, Son Excellence Monsieur Idrissa Sow, Président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Magistrat, juriste, fils du Sénégal, il préside aujourd’hui l’organe chargé de veiller à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples sur le continent. Que sa présidence, exercée depuis cette terre de dialogue et de droit, soit pour nous un appel à l’exigence et à la fidélité.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Cette 89e session s’ouvre à quelques jours du 21 octobre 2026, date à laquelle nous célébrerons le quarantième anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Adoptée à Nairobi en 1981, devenue vivante en 1986, la Charte n’est pas seulement un instrument juridique. Elle est l’acte par lequel l’Afrique a dit au monde qu’elle définissait elle-même le sens de sa dignité, de sa liberté et de sa justice.

Quarante ans plus tard, c’est un rendez-vous avec nos engagements qui interroge au-delà de la promesse et pose un problème d’applicabilité et de domestication. Nous pensons que nos États, bien qu’ayant progressé, devraient mieux faire pour non pas contempler le texte de la Charte, mais conquérir, pour chaque Africaine et chaque Africain, la dignité concrète. Léopold Sédar Senghor disait: « Au fond du puits de ma mémoire, je touche ton visage où je puise l’eau qui rafraîchit mon long regret. » Nous, aujourd’hui, devrions puiser à la source du droit pour désaltérer le présent. Car la Charte, comme l’eau, n’a de valeur que si elle circule jusqu’à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Toutefois, nous reconnaissons les avancées conquises de longues luttes et reconnaissons la responsabilité collective pour le respect de la dignité humaine, la justice sociale et l’inclusion de tous.

Un adage africain nous parle : « une seule main ne peut attacher un met de pistache ». Ni la Commission seule, ni les États seuls, ni la société civile seule ne construiront l’Afrique que nous voulons. C’est ensemble, ou ce ne sera pas

Mesdames et Messieurs,

Cette année, l’Union africaine a retenu le thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour réaliser les objectifs de l’Agenda 2063 ». Ce choix dépasse la technique : il est politique, moral et juridique. L’eau est essentielle à la dignité humaine. Quand les femmes, les enfants et les communautés sont privés d’eau potable ou d’assainissement sûr, il ne s’agit pas d’un simple manque d’infrastructures, mais d’une atteinte aux droits à la vie, à la santé, à la dignité, à un environnement sain, à l’alimentation et à l’éducation, à des conditions de vie décentes et au développement.

Nous devons donc nous interroger : quelle Afrique voulons-nous construire si des millions de personnes, en particulier les femmes, les enfants, les personnes déplacées, les populations rurales et les communautés marginalisées, continuent de subir les conséquences de l’insécurité hydrique et sanitaire ?

Plus de 400 millions d’Africains manquent d’eau, près de 800 millions n’ont pas accès à un assainissement de base et autant sont privés de services d’hygiène élémentaires. En milieu rural, seule une personne sur quatre dispose d’une eau potable gérée en toute sécurité. Ces pénuries touchent particulièrement les enfants, les femmes et les filles, auxquelles la corvée d’eau vole des heures d’école, de travail et de liberté.

L’Afrique aurait besoin d’environ 50 milliards de dollars par an pour atteindre la sécurité hydrique et l’assainissement universel d’ici 2030, mais le déficit annuel d’investissement s’élève à 30 milliards de dollars. Sans ressources, gouvernance et participation, l’ambition restera une proclamation. Sans eau, il n’y a ni agriculture, ni santé, ni industrialisation, ni paix durable. L’Agenda 2063 ne se bâtira pas sur la soif.

Le changement climatique n’est plus une hypothèse : en 2025, les phénomènes extrêmes ont touché des millions de personnes en Afrique, causant sécheresses, inondations et milliers de morts. À cette crise s’ajoutent les conflits, qui transforment l’eau en enjeu, en cible et, parfois, en arme de guerre. Lorsque les puits, les stations et les réseaux sont détruits, les populations sont déplacées, les tensions s’intensifient et les plus vulnérables; femmes, enfants et communautés marginalisées paient le prix fort. L’insécurité hydrique est donc autant une question de paix, de justice et de droits humains qu’un défi de développement.

Une Afrique prospère, intégrée et pacifique ne peut être construite sur les inégalités, la peur et l’exclusion. L’Agenda 2063 nous invite à construire l’Afrique que nous voulons. Mais cette Afrique ne pourra devenir une réalité que si le développement économique avance de pair avec la démocratie, l’État de droit, la justice sociale, la protection des droits humains et la participation citoyenne.

C’est dans cette perspective que nous devons également regarder les défis plus larges qui traversent aujourd’hui notre continent.

L’Afrique reste confrontée à des conflits persistants et à des guerres, plongeant de nombreuses régions dans la violence et l’instabilité. Les populations civiles paient un lourd tribut : familles déplacées, enfants privés d’éducation, infrastructures détruites et accès compromis à des services essentiels comme l’eau et l’assainissement. Au-delà des destructions matérielles, la guerre mine également le tissu social et les perspectives d’avenir, tandis que la montée de la xénophobie et des discours de haine menacent davantage la dignité humaine. Les migrants, réfugiés et personnes déplacées doivent voir leurs droits fondamentaux respectés sans discrimination, et la solidarité africaine doit se concrétiser dans les actes quotidiens, pas seulement dans les textes.

Les défis liés aux processus électoraux fragilisent nos démocraties et peuvent contribuer à l’instabilité politique et sociale. Nous devons œuvrer pour la tenue des élections crédibles, transparentes, inclusives et le respect des droits fondamentaux tels que le droit de participer à la gestion des affaires publiques, la liberté d’expression, la liberté de réunion et d’association ainsi que le droit à l’information car une démocratie se construit dans un environnement où les citoyens peuvent s’exprimer librement, s’organiser, demander des comptes aux pouvoirs publics et participer pleinement à la vie publique.

Enfin, nous demeurons préoccupés par l’usage abusif du pouvoir d’État, ainsi que par certaines lois, politiques et pratiques qui ont pour effet de restreindre l’action des organisations de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes et d’autres acteurs citoyens. Les organisations de la société civile ne sont pas des adversaires des États. Les défenseurs des droits humains ne constituent pas une menace pour la stabilité. Ils contribuent à rendre les sociétés plus justes, plus résilientes et plus responsables. Nous devons le dire avec clarté : la société civile n’est pas un obstacle au développement de l’Afrique. Elle en est l’une des actrices essentielles.

Face à ces défis, le Forum des ONG appelle à une approche fondée sur les droits humains, la participation citoyenne et la responsabilité. Il est impératif que les politiques publiques, notamment celles relatives à l’eau et à l’assainissement, soient élaborées avec la participation effective des communautés, en particulier les plus vulnérables. La protection de l’espace civique, la défense des droits humains, la liberté d’expression et d’association doivent rester au cœur de notre engagement collectif, car seule une Afrique garante de la dignité, des droits et de la participation de tous pourra bâtir durablement la société inscrite dans l’Agenda 2063.

Que nos échanges soient donc un espace de dialogue franc, constructif et courageux où la société civile fait entendre la voix des communautés, où nous devons identifier des solutions concrètes et, surtout, où nos engagements se traduisent par des actions capables d’améliorer véritablement la vie des populations africaines.

Au nom du Comité de pilotage du Forum des ONG, je vous remercie de votre présence, de votre engagement et de votre contribution à ce processus. Je voudrais p remercier les autorités sénégalaises, en particulier le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, et le peuple sénégalais, pour les facilités mises en place afin de rendre notre séjour digne au pays du Lion de la Teranga.

Je souhaite plein succès à nos travaux et formule le vœu que nos échanges contribuent à faire avancer une Afrique plus juste, plus inclusive, plus pacifique et respectueuse des droits de toutes et de tous.

Je vous remercie.»

« OPENING REMARKS BY THE STEERING COMMITTEE AT THE NGO FORUM

In the run-up to the 89th ordinary session of the African Commission on Human and Peoples’ Rights (ACHPR) – Dakar, Senegal, on 8 October 2026

Prepared by Dr Maximilienne C. Ngo MBE

Member of the Steering Committee of the NGO Forum

• His Excellency Idrissa Sow, Chairperson of the African Commission on Human and Peoples’ Rights, son of this land of Teranga;

• Honourable Hatem Essaiem, Vice-Chairperson of the Commission;

• Honourable Commissioners;

• Ladies and gentlemen, representatives of the Member States of the African Union;

• Mr President of the Network of African National Human Rights Institutions, Professor James Mouangue Kobila;

• Ladies and gentlemen, representatives of national human rights institutions;

• Mr Chairman of the Board of Trustees of the Centre for Democracy and Human Rights;

• Ladies and gentlemen, members of the Steering Committee of the NGO Forum;

• Dear representatives of civil society organisations;

• Dear partners;

• Ladies and gentlemen, in your respective capacities and roles;

 

It is with great honour and a deep sense of responsibility that I address you on behalf of the Steering Committee of the NGO Forum to welcome you to Senegal, the land of Teranga, and more specifically to Dakar. The land of Teranga means that a stranger is a brother or sister; that dignity is shared before it is proclaimed; and that no table is too small for one more guest.

This is, in fact, what the Wolof proverb reminds us with supreme simplicity: ‘Nit, nit ay garabam’ – commonly translated as: ‘human beings are the remedy for human beings’.

Welcome, then, to the traditional gathering of African civil society, organised in the run-up to the 89th ordinary session of the African Commission on Human and Peoples’ Rights, which is taking place in this land of rhythm and speech; of sport; and, above all, of a civic-minded, inventive youth eager to transform the continent.

Dakar is hosting us today (a major gathering for African human rights) and, in a few days’ time, Dakar will host the first ever Youth Olympic Games to be held on African soil. This is no mere detail: it is a sign of a country that is entrusting the future to its youth and, through them, to Africa.

Allow me, therefore, ladies and gentlemen, to pay tribute, on his home soil, to His Excellency Mr Idrissa Sow, Chairperson of the African Commission on Human and Peoples’ Rights. A magistrate, a lawyer and a son of Senegal, he now chairs the body responsible for upholding the African Charter on Human and Peoples’ Rights across the continent. May his presidency, exercised from this land of dialogue and the rule of law, serve as a call to us all for rigour and commitment.

Your Excellencies, Ladies and Gentlemen,

This 89th session opens just a few days before 21 October 2026, the date on which we shall celebrate the fortieth anniversary of the entry into force of the African Charter on Human and Peoples’ Rights. Adopted in Nairobi in 1981 and brought into force in 1986, the Charter is not merely a legal instrument. It is the act by which Africa told the world that it alone defines the meaning of its dignity, freedom and justice.

Forty years on, this is a moment to take stock of our commitments, which raises questions that go beyond mere promises and highlight issues of implementation and domestication. We believe that our States, whilst having made progress, should do better: not merely to contemplate the text of the Charter, but to secure, for every African woman and man, concrete dignity. Léopold Sédar Senghor said: ‘At the bottom of the well of my memory, I touch your face, from which I draw the water that refreshes my long regret. ’ We, today, should draw from the wellspring of the law to quench the thirst of the present. For the Charter, like water, has value only if it flows to those who need it most.

Nevertheless, we acknowledge the progress achieved through long struggles and recognise our collective responsibility for upholding human dignity, social justice and the inclusion of all.

An African proverb tells us: ‘A single hand cannot tie a pistachio cluster’. Neither the Commission alone, nor the States alone, nor civil society alone will build the Africa we want. It is together, or it will not be

Ladies and gentlemen,

This year, the African Union has chosen the theme: ‘Ensuring sustainable access to water and safe sanitation systems to achieve the objectives of Agenda 2063’. This choice goes beyond technical considerations: it is political, moral and legal. Water is essential to human dignity. When women, children and communities are deprived of safe drinking water or safe sanitation, this is not merely a lack of infrastructure, but a violation of the rights to life, health, dignity, a healthy environment, food and education, decent living conditions and development.

We must therefore ask ourselves: what kind of Africa do we want to build if millions of people – particularly women, children, displaced persons, rural populations and marginalised communities – continue to suffer the consequences of water and sanitation insecurity?

More than 400 million Africans lack water, nearly 800 million do not have access to basic sanitation, and just as many are deprived of basic hygiene services. In rural areas, only one in four people has access to safely managed drinking water. These shortages particularly affect children, women and girls, for whom the chore of fetching water robs them of hours of schooling, work and freedom.

Africa would need around $50 billion a year to achieve water security and universal sanitation by 2030, but the annual investment shortfall stands at $30 billion. Without resources, governance and participation, this ambition will remain nothing more than a declaration. Without water, there can be no agriculture, no health, no industrialisation and no lasting peace. Agenda 2063 will not be built on thirst.

Climate change is no longer a hypothesis: in 2025, extreme weather events affected millions of people in Africa, causing droughts, floods and thousands of deaths. Added to this crisis are conflicts, which turn water into a stake, a target and, at times, a weapon of war. When wells, water stations and networks are destroyed, communities are displaced, tensions escalate and the most vulnerable – women, children and marginalised communities – pay the heaviest price. Water insecurity is therefore as much a matter of peace, justice and human rights as it is a development challenge.

A prosperous, integrated and peaceful Africa cannot be built on inequalities, fear and exclusion. Agenda 2063 calls on us to build the Africa we want. But this Africa can only become a reality if economic development goes hand in hand with democracy, the rule of law, social justice, the protection of human rights and citizen participation.

It is from this perspective that we must also view the broader challenges facing our continent today.

Africa continues to face persistent conflicts and wars, plunging many regions into violence and instability. Civilian populations are paying a heavy price: displaced families, children deprived of education, destroyed infrastructure and compromised access to essential services such as water and sanitation. Beyond material destruction, war also undermines the social fabric and prospects for the future, whilst the rise of xenophobia and hate speech further threaten human dignity. Migrants, refugees and internally displaced persons must have their fundamental rights respected without discrimination, and African solidarity must be reflected in everyday actions, not just in words.

Challenges relating to electoral processes weaken our democracies and can contribute to political and social instability. We must work to ensure that elections are credible, transparent and inclusive, and that fundamental rights are respected – such as the right to participate in the conduct of public affairs, freedom of expression, freedom of assembly and association, and the right to information – because democracy is built in an environment where citizens can express themselves freely, organise, hold public authorities to account and participate fully in public life.

Finally, we remain concerned about the abuse of state power, as well as certain laws, policies and practices that have the effect of restricting the activities of civil society organisations, human rights defenders, journalists and other civic actors. Civil society organisations are not adversaries of the state. Human rights defenders do not pose a threat to stability. They help to make societies fairer, more resilient and more accountable. We must state this clearly: civil society is not an obstacle to Africa’s development. It is one of its key actors.

In the face of these challenges, the NGO Forum calls for an approach based on human rights, citizen participation and accountability. It is imperative that public policies, particularly those relating to water and sanitation, are developed with the effective participation of communities, especially the most vulnerable. The protection of civic space, the defence of human rights, and freedom of expression and association must remain at the heart of our collective commitment, for only an Africa that guarantees the dignity, rights and participation of all will be able to build, in a sustainable manner, the society set out in Agenda 2063.

May our discussions, therefore, provide a space for frank, constructive and courageous dialogue, where civil society gives voice to communities, where we identify concrete solutions and, above all, where our commitments translate into actions capable of genuinely improving the lives of African people.

On behalf of the Steering Committee of the NGO Forum, I would like to thank you for your presence, your commitment and your contribution to this process. I would like to thank the Senegalese authorities, in particular the President of the Republic, His Excellency Mr Bassirou Diomaye Faye, and the Senegalese people, for the arrangements made to ensure we have a dignified stay in the land of the Lion of Teranga.

I wish our proceedings every success and hope that our discussions will help to advance a fairer, more inclusive and more peaceful Africa, one that respects the rights of all.

Thank you.»

C.P.

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