24e Journée mondiale contre la peine de mort : ECPM satisfait des dernières avancées au Liban qui devient le 115e État abolitionniste au monde, succédant au Zimbabwe, dernier Etat à avoir aboli la peine de mort en 2024

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Le 10 octobre, la Journée mondiale contre la peine de mort a rassemblé la communauté abolitionniste autour d’un objectif commun : faire progresser l’abolition partout dans le monde. Pour cette 24e édition, « Témoigner pour la vie », le thème retenu met à l’honneur les voix des personnes touchées par la peine capitale et rappelle les réalités humaines derrière chaque condamnation.

Découvrez les dernières avancées et les actions qui ont mobilisé ECPM, de l’annonce de l’abolition de la peine de mort au Liban au Congrès mondial de Paris, sans oublier notre podcast Abolition !

Un pas décisif vers l’abolition universelle de la peine de mort au Liban : le 11 août 2026, les députés de l’assemblée parlementaire libanaise ont adopté la loi mettant fin à la peine capitale dans le pays. Avec la promulgation du texte par le président Joseph Aoun le 17 août, le Liban devient le 115e État abolitionniste au monde, succédant au Zimbabwe, dernier Etat à avoir aboli la peine de mort en 2024.

Si aucune exécution n’a été pratiquée au Liban depuis 2004, en raison d’un moratoire de fait, la peine de mort demeure inscrite dans la législation jusqu’à son abolition. À la fin de l’année 2025, 84 personnes, dont sept femmes, étaient encore détenues sous le coup d’une condamnation à mort dans les prisons libanaises, la plupart dans des conditions particulièrement éprouvantes.

« ECPM est particulièrement honorée d’avoir accompagné, aux côtés de ses partenaires libanais, le mouvement qui a conduit à cette avancée historique. En abolissant la peine de mort, le Liban affirme son engagement en faveur du droit à la vie, de la dignité humaine et de l’État de droit. C’est une décision porteuse d’espoir, qui ouvre la voie à une société plus juste et plus sûre. »

Raphaël Chenuil-Hazan, directeur général d’ECPM

Cette étape historique est l’aboutissement de plusieurs décennies de mobilisation de la société civile libanaise, portée par l’Association libanaise pour les droits civils (LACR) et l’Association Justice et Miséricorde (AJEM) et Antoinette Chahine, ancienne personne condamnée à mort, qui se sont battues sans relâche, guidées par les valeurs d’humanisme et de non-violence.

ECPM tient à leur rendre hommage et à saluer leur engagement, ainsi qu’à féliciter l’ensemble des parlementaires et acteurs politiques libanais qui ont permis cette avancée majeure pour les droits humains.

Cette abolition revêt une dimension singulière alors que le Liban traverse depuis de nombreuses années de multiples crises – institutionnelle, politique, financière et humanitaire -, sur fond de conflits et de défis sécuritaires qui se sont récemment intensifiés. En choisissant d’abolir la peine de mort dans un contexte aussi difficile, les autorités libanaises adressent aujourd’hui un message fort : quelques soient les circonstances, la peine capitale ne constitue en rien une réponse. Elle est une impasse qui éloigne de la justice et ne fait qu’entretenir le cycle de la violence et de la souffrance.

Source : ecpm.org

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