Cameroun : Valentin Dongmo le nouveau président du Manidem et les autres membres du bureau politique revendiquent la libération sans condition de tous les prisonniers de la crise électorale de 2025, l’arrêt des poursuites et le retour des exilés

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Ils sont au total 12 membres qui constituent le nouveau bureau politique du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM).

Samedi 13 juin 2026 s’est tenue à Douala une réunion du Comité de direction du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM). À la suite de celle-ci, des modifications ont été apportées à la direction du parti conformément aux textes. Voilà qui justifie la conférence de presse tenue ce jeudi 30 juillet 2026 visant à présenter les nouveaux membres du bureau politique du parti.

Pour cette équipe portée par le président Valentin Dongmo, il est davantage question, entre autres de revendiquer la libération sans condition de tous les prisonniers de la crise électorale de 2025, l’arrêt des poursuites et le retour des exilés.

À en croire le Manidem, la Nouvelle Indépendance et la Démocratie à l’africaine s’appuie sur des valeurs communautaires et le respect des traditions locales. Contrairement à certains modèles fondés sur l’individualisme, elle privilégie le dialogue et le consensus dans la prise de décision. Toutes les communautés et les assemblées populaires jouent un rôle essentiel dans ce processus, permettant aux citoyens de s’exprimer et de participer à la gestion des affaires publiques selon le contexte culturel et historique africain. Cette forme de démocratie valorise l’écoute et la solidarité au sein des communautés, tout en conciliant les aspirations modernes à la justice, à la liberté et à l’égalité.

De nombreux mouvements panafricanistes s’inscrivent dans cette tradition en prônant une démocratie participative qui s’inspire à la fois des pratiques ancestrales et des exigences contemporaines de justice sociale et de souveraineté populaire.

Le Manidem s’inscrit dans la continuité de ces leaders en prônant une nouvelle indépendance pour le Kamerun, fondée sur la dénonciation des accords coloniaux qui perpétuent la domination étrangère. Ce mouvement met en avant la nécessité de rompre avec les héritages du passé afin de garantir une souveraineté réelle et une justice sociale pour tous les Kamerunais. Il appelle à une mobilisation citoyenne pour construire un avenir où la dignité et l’autodétermination sont au cœur du projet national. Dans sa quête de souveraineté et de renouveau politique, le Manidem exprime également le souhait de s’inspirer du modèle politique chinois.

Cette référence vise à promouvoir un développement autonome, fondé sur une forte cohésion nationale et une planification stratégique de long terme. En valorisant ce modèle, le Manidem aspire à bâtir un État fort, capable de défendre ses intérêts face aux influences extérieures et de garantir le bien-être de l’ensemble de la population kamerunais.

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