Mention très honorable pour l’épouse de l’Honorable Moutassi Ebongue Paul Alain, Chef Service Coopération et Partenariat local à la Commune d’arrondissement de Douala 3e

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Avec une note de 16,5 sur 20, Myriam Josette  Nken Épouse Moutassi est désormais Docteur en Science de l’information et de la communication. Voilà le résultat donné par le jury samedi 31 octobre 2026 à l’issue de la soutenance de thèse de Doctorat Phd de la candidate, spécialité Communication publique pour le développement sous la direction de Pr. Boyomo Assala Charles, titulaire des Universités et la co-direction de Pr Ebana Armand Achille, Maître de conférences. Professeur Thomas Atenga a présidé la soutenance de Myriam Josette à la Salle René Essomba, Campus I de l’Université de Douala. Avec à ses côtés dans le jury les rapporteurs Pr. Temadjo Jacques, Pr. Baana Etoundi Marie, Pr. Boyomo et Pr. Ebana. Sans oublier  Pr. Esse Corine qui, bien qu’absente, a envoyé son rapport relatif à la thèse soumise à soutenance.

« La communication sur la sécurité routière en procès au Cameroun : de la non- communication à l’incommunication ». Tel est le thème sur lequel Myriam Josette Nken a travaillé durant plusieurs années afin de soutenir son thème devant le jury. Durant plus de 2 heures d’horloge hier sa thèse a été examinée au vu et au su de sa famille, ses amis, connaissances et étudiants de l’Université de Douala. Rédigé sur plus de 200 pages, la thèse comprend deux grandes parties et six chapitres. « C’est pour moi un honneur et un privilège de me tenir devant vous afin de présenter les résultats de mes travaux de recherche. L’objectif général de ce travail est d’analyser les logiques communicationnelles déployées dans les politiques de sécurité routière au Cameroun et de comprendre les mécanismes qui expliquent la faible appropriation par les usagers de la route », laisse entendre la candidate.

Sur le fond

En d’autres termes, sa thèse met en lumière le fait que malgré la diversité des actions entreprises, les populations s’approprient difficilement les prescriptions édictées par les acteurs de la sécurité routière. « Sur le plan académique, ce travail contribue au renouvellement des débats en science de l’information et de la communication en proposant une lecture contextualisée du changement social », retient-on de la présentation de Myriam Josette. L’on comprend dès  lors les différents points relevés dans le travail de recherche. Notamment : contexte historique et institutionnel de la sécurité routière ( ce chapitre présente le contexte socio-économique camerounais, l’émergence de la sécurité routière comme enjeu public, les dispositifs réglementaires, les conventions nationales et internationales ainsi que l’évolution du système routier et automobile) ; Le Cadre théorique et conceptuel ( il développe les concepts fondamentaux et les différentes théories mobilisées pour comprendre les logiques communicationnelles à l’oeuvre dans la sécurité routière) ; Le Cadre méthodologique ( il expose la démarche scientifique, les méthodes d’enquête, les outils de collecte, les techniques d’analyse de données) ; Les acteurs de la communication routière ( ici, on analyse les rôles, les responsabilités et les interactions des différents acteurs impliqués dans la sécurité routière : l’État, les Collectivités territoriales décentralisées, les Ong, les entreprises privées, les médias ).

Réactions du jury

Professeur Ebana Achille : « J’apprécie la détermination de la candidate qui est tombée plusieurs fois et s’est relevée, sa croyance en elle a été reconnue par le jury, son acceptation à la critique également. Je salue l’accompagnement de son époux. Madame Nken s’est battue avec ses armes, d’où l’acceptation de la présentation de sa thèse ».

Professeur Boyomo Assala : « Les questions qui touchent à la société, au service public, visent à dresser les politiques publiques. Cette thèse est intéressante car la sécurité routière intéresse beaucoup puisqu’elle touche aux compétences des communautés et des Collectivités territoriales décentralisées. Le thème « La communication sur la sécurité routière en procès au Cameroun : de la non- communication à l’incommunication » est explosif. C’est dire que d’une part, il y a une surdité et d’autre part, une impossibilité. Qui est donc responsable ? Mon seul chagrin dans ce travail est que les données de terrain sont insuffisantes ».

Professeur Etoundi Marie : « les politiques publiques, nous sommes toujours soucieuses de les évaluer. La candidate a été plus portée par la recherche du sens des acteurs qu’elle a présentés. Les statistiques sont dans la thèse mais elles n’ont pas été bien synthétisées. Il y a un problème de structuration. Comment a été fait l’échantillonnage ? Pourquoi n’avez-vous pas consulté les psychologues ? »

Professeur Esse Corine : « le travail est porteur d’une originalité. Il formule des hypothèses qui sont discutables. Ce travail de recherche permet de voir comment la population joue un rôle crucial dans la sensibilisation en matière de sécurité routière au Cameroun. Les données présentées de la page 44 à la page 48 s’éloignent de la réalité. Il y a trop de théories, difficile de trouver celle qui a servi à la recherche sur les cinq théories citées ».

Professeur Temadjo Jacques : « la candidate a inscrit son travail dans le champ des problèmes publics que nous vivons au quotidien. Elle plaide pour la culture de la sécurité routière au Cameroun. Sur la forme, il faut revoir les abréviations. La méthodologie n’est pas précise ( entre la méthode quantitative et la méthode qualitative ). Il faut rendre le travail impersonnel. Maintenant au registre des points forts de cette thèse, la question du développement du Cameroun est mise en lumière. La compréhension du sujet, les résultats sont des évidences ».

Professeur Thomas Atenga : « il fallait un questionnaire pour accompagner les interviews. Je m’attendais à une étude mesurée sur un échantillon un peu plus important. Je m’attendais à voir une évaluation des campagnes de communication, autrement dit le corpus aurait gagné à être assis sur l’évaluation des stratégies déjà faites ( bien sûr relativement au titre ou thème de la thèse en sus : Ndlr), l’analyse des campagnes aurait donné plus de muscle à ce travail. Pour la copie finale il faudra revoir le titre de la thèse pour qu’il soit bien en adéquation avec le contenu ».

Aucune œuvre n’étant parfaite, les observations et critiques du jury visent à améliorer le travail de recherche et à servir pour la postérité. Et c’est fort de l’appréciation de cette recherche faite sur plusieurs années, que Myriam Josette Nken a reçu une note de 16,5 sur 20. Mention très honorable et faisant d’elle Docteur en Science de l’information et de la communication. De quoi réjouir le public présent à la soutenance.

Linda Mbenda

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